Etre femme aujourd’hui ça veut dire quoi ? qu’est-ce que le féminisme ?
Avant de répertorier et de synthétiser la définition théorique du féminisme, quel est-il en pratique ? Comment est-il perçu ou vécu quand on est une femme au quotidien ?
Je suis une femme. Je n’aime pas qu’on me dénigre. Je suis née pour donner la vie, je suis née pour aimer ; aimer mon entourage, aider mon prochain, sentir, percevoir, être remplie d’émotions et rendre le monde dans lequel je suis, un monde sensible. Je fais clairement l’amour et non la guerre. Je n’aime pas le conflit, je le défie. Je ne le contourne pas non plus et s’il s’attaque à moi, je deviens féroce. Il me prend aux tripes et je le domine. Toute attaque est ressentie comme une attaque personnelle. Une femme déteste que l’on écorche son intégrité. Mon intégrité c’est ma raison de vivre. Tout ce qu j’entreprends je le fais avec passion, émotion, détermination ; tout ce que je fais j’en suis fière et je le proclame.
Et c’est naturel, c’est dans mon sang, ça m’anime.
Mais je suis aussi faible. J’ai connaissance de mes faiblesses, de ma différence. Je suis tantôt extravertie, tantôt introvertie ; je suis analytique, soucieuse, suspicieuse car je suis aux agais afin de me défendre.
Imaginez une femme aujourd’hui dans le monde de l’entreprise, un monde social avec différents protagonistes régit par des lois tacites. Comment peut-on maîtriser les règles du jeu si la base n’est pas humaine, si l’on doit devenir un salarié sans âme avant d’être femme ? Comment les deux rôles peuvent-ils vivre ensemble ? Pourquoi doit-on s’asexuer ? Comment rester femme en entreprise ?
Je n’ai pas la réponse car sinon je ne me poserai pas la question. Je n’en souffrirai pas non plus et je saurai surtout quoi faire.
Personnellement, j’ai l’impression d’y avoir perdu mon odorat, mon instinct. Je ne sais comment repérer mon territoire et le défendre. Il n’a pas d’odeur, sauf celle inodore de l’hypocrisie, de la parade, du pouvoir et de la désaffection. Un terrain stérile où rien n’est à construire.
Comment le féminisme peut-il contrecarrer cette idée morte de l’entreprise ? Comment peut-on y fleurir ?
Je me plais à penser avec ironie qu’il faut devenir masculine pour y survivre plus qu’asexuée ; qu’il faut garder son apparat féminin et y greffer des attributs offensifs non naturels pour brouiller les pistes et se mettre à égalité : la soif de pouvoir et de domination, la recherche de la souveraineté, la force tranquille, la crédibilité. On apprend à connaître et à apprécier une femme alors qu’un homme impose.
La suite plus tard….en attente de réactions d’ici là…
mardi 2 janvier 2007
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1 commentaire:
Mesdemoiselles,
Je n'ai pas de solution pour pouvoir répondre immédiatement en revanche pourrons en trouver une en discutant.
En revanche, ne vous asexuez pas pour réussir, ce n'est pas la peine et ce serait dommage, au contraire soyez femme pour nous permettre d'être homme et de pouvoir vous chérir.
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