mercredi 20 juin 2007

To have or not to have

A quoi cela sert d’avoir des principes si la plupart des gens les heurtent ? J’ai la nette sensation que les gens se cachent derrière des excuses individualistes : « je suis fatiguée », « j’ai oublié », « je n’ai de compte à rendre à personne », « on est pas mariés », « t’es pas ma mère », « non mais qui es-tu pour me juger », « ah bon, il fallait répondre ? », « … », « je suis vexé(e) », « on a pas besoin de s’expliquer », « ça ne se fait plus aujourd’hui », « je l’ai noté sur un carnet de doléances », « je fais ce que veux » ….Bref, vous pouvez rallonger la liste !

Ce genre de comportement est assez troublant. Non pas que je sois obsédée par l’Education, mais le simple respect d’autrui est juste une base fondamentale- que tant de gens ne respectent pas et ça en devient…flippant. Non ? Je parle au-delà du concept d’amitié et de son fil d’or.
La montée de l’individualisme m’effraie, me désole et commence malheureusement par m’usurper ! Je me fais moi-même prendre par le tourbillon de l’égoïsme alors que je ne le souhaite pas. Peut être que l’on s’habitue aux comportements des autres et que l’on finit par prendre le pli, se dire que ce sont les nouvelles normes ? J’ai presque l’impression de parler comme une vielle personne aux cheveux blancs qui sort de chez le coiffeur « Non, mais que cette génération est effrontée, de mon temps se n’était pas comme çà ! Il y avait du respect et de la galanterie ! ». Et oui Mamie, nous sommes au 21ième siècle, la montée de l’individualisme, le dérèglement du civisme, la course au profit, la chasse aux gonzesses, les ados portent des strings, les gens divorcent…Mais malgré tout cela, on arrive quand même à se frayer un chemin parsemé de solidarité et d’éthique…d’amoûùûr et d’amitiés.

samedi 16 juin 2007

Le sens d'orientation

Ahhh je débute par un vaste sujet mes ami(e)s...Je pourrais déjà parler pendant des heures du supposé manque de sens d'orientation des femmes (qui m'a permis de 1. retrouver notre chemin en haute montagne - le Monsieur de l'époque nous ayant perdus dans les alpages, les autres ayant piolets et cordes avec eux -, 2. la voiture de mon meilleur ami à tous les coups, 3.de jouer la guide touristique dans les villes étrangères armée d'un plan, technique efficace à 95%, les 5% restant étant couverts par la technique de "la demande de direction", purement féminine, et j'en passe).

Non non non, ce dont je voudrais parler aujourd'hui est la direction au sens plus large, quasi métaphysique (non je rigole, on est samedi faut pas pousser), et qui touche hommes et femmes dans notre société contemporaine. J'aurais pu trouver comme titre "trouver la voie", "se mettre dans la bonne direction", "suivre une direction"....Finalement j'ai choisi l'orientation, car il implique au fond d'avoir une vision même inconsciente de notre destination. Et si trouver le Super U au fond de la Creuse est finalement un problème aisément solvable, trouve son but, ou au moins un but, est beaucoup plus dur. Car sans ce but, nous sommes désorientés. Nous nous promenons dans la vie en visitant de nouveaux endroits, rencontrant de nouvelles personnes, apprenant de nouvelles choses, mais sans jamais comprendre en quoi tous ces éléments séparés font de nous un être unique, avec une direction au moins partiellement ébauchée. Nous savons que nous avons besoin d'argent pour vivre (sauf ceux qui ont cherché à épouser une personne ayant cet attribut, ou ayant hérité), et donc nous tentons de trouver la manière la moins désagréable d'y parvenir.

Ma question est, le but d'une vie est-il purement de survivre du mieux que nous pouvons? Sommes-nous, à notre époque, complètement perdus à force d'entendre ressassées ces notions d'amour absolu, d'épanouissement personnel, de réussite professionnelle, etc.? Pourquoi donc des gens pauvres matériellement sont-ils si heureux?

Je n'ai pas de réponse à cette question, mais je voulais vous la poser, et peut-être aurez-vous des éléments de réponse...en attendant je continue de me pencher sur ce sujet (cela me donnera bien un semblant de "direction" jusqu'au prochain poste ;-) )

vendredi 15 juin 2007

Avoir confiance, c’est être sirène.

Si la confiance (en soi) avait une forme ? Laquelle serait-elle ? Un nénuphar ? Une sphère ? Une graine ? Un scénariste pourrait me dire. Un scénariste a le don de communiquer avec ses émotions et de les décrire. De leur donner une forme. Laquelle lui donnerai-je si j étais scénariste ? Un nénuphar parce qu’il évolue en nous ? Une boule comme celle que l’on ressent quand nos émotions sont étranglées ? Une bulle d’oxygène qui se libère ? Ou une vague qui va et qui vient ?

La confiance ( en soi) serait comme une vague que l’on ressent au loin, qui nous fait peur quand elle s’approche, que l’on laisse nous submerger quand elle nous dépasse. Et surtout qui nous émeut de sa présence quand elle nous soulève. Elle a une odeur de victoire sur nous-même quand on la maîtrise. Et on attend qu’elle revienne avec une satisfaction silencieuse.
Je ne pousserai pas l’analogie plus loin cependant je me ravis de penser que, lorsqu'elle ne nous est plus inconnue, on a plaisir à contempler les vagues pieds nus comme une personne libre. Les vacances seraient-elles salvatrices pour notre âme quand on se promène l’esprit tranquille sur la plage ? Peut-être que c’est pousser trop loin le « concept » (ou ai-je trop bu !).

On se demande souvent pourquoi la vie nous impose tant de challenges. Pourquoi se connaître est un tel défi ? Question d’éducation ? De culture ? D’auto- romantisme (sic !) ? On peut se plaire à dire aussi que ne pas se découvrir au fil du temps serait déplorable.
Mais revenons au vif du sujet…la vague de confiance…Elle nous rend plus fort. Elle irradie en nous. Elle épate. Elle donne envie. Mais une fois celle-ci maîtrisée, what’s next ? La quadrature du cercle ? La fameuse plénitude ? Pourquoi est-ce si difficile de la faire venir et de la garder ? Il faut répéter nos gestes, respirer un grand coup, se donner des défis, les tenir, continuer encore et encore pour qu’elle efface nos peurs et qu’elles deviennent infinitésimales. C’est donc un véritable sport que de s’apprivoiser – sauf que ce sport est intime et impalpable.

Je vous souhaite à tous de mettre un pied dans la vague, de courir après et de vous sentir libre. Je vous souhaite aussi de passer la main dans l’eau et de jouer posément avec sa transparence ; que ce geste soit intimement facile.