mercredi 5 décembre 2007

Oh My Sport !

Non ceci n’est pas une ode au sport mais son pamphlet !

« Un, deux, trois, quatre » ; « a droite », « Allez ! On pousse », « à gauche », « on reste » ; « 6,5,4, 3… » ; « petit, petit » ; « on souffle » ; « allez encore un effort ! »

Non mais quelle ignominie ! Plus de 8 heures par jour de sport social en entreprise, et hop, une petite séance de torture ! – non mais vous m’avez regardée 2 secondes ? Talons galbant la jambe ou botte de guerrière, collant nouvelle mode assorti à ma robe « girly » dont la matière, moitié-laine et moitié-coton, est parfaitement étudiée pour le début de l’hiver. Vous ne vous rendez pas compte de ce qu’il se cache derrière cette ostentation de trentenaire ; de tout l’effort fourni pour ENFIN à ressembler à une femme qui s’assume ? Fini le garçon manqué de 15-16 ans qui parle à ses potes en salle de « muscu »! La te-hon. Ce serait retourner à mon stade de femme de Neandertal que de refaire du sport et de suer à grosse goutte les yeux exorbités de plaisir sadique comme un serial-killer qui s’approche de sa victime. Une vision d’horreur en somme !

Pourtant, j'avoue, je suis consciente que moult trentenaires se donnent une joie d’aller « à la gym » avec leur petit baluchon comme le petit chaperon rouge ! Sauf que pour moi, le sport c’est le grand méchant loup ! Je ne ressens aucune culpabilité à passer largement à côté de la maison et d’aller m’en boire une bonne au bar avec une cigarette au menthol ! et toc ! (... oui je sais, je suis sensée ne plus être un « garçon » …)

Bref, où me mènera mon allergie toute réfléchie au sport ? Je vous rassure, le manque d’exercice « cardio », l’absence de défoulement, le déficit de la souplesse, la perte d’élasticité, l’affaissement… feront leur appariation malveillante bientôt…Et là, je promets d’apporter une suite à ce besoin de déculpabilisation outrageant !

lundi 9 juillet 2007

Où sont les hommes ?

Petite avec mes couettes et mes cheveux blonds, je rêvais dans l’herbe de mon chevalier blanc. …Il arrivait sur la colline, le soleil derrière lui, portant un costume fabuleux, le sourire ultra-brite qui m’aveuglait presque et me rendait le même pendant que je tournais ma pâquerette dans la main, toute boulversifée.

30 ans plus tard, je suis en ville dans la capitale et les gens font la gueule dans le métro. L’homme « sous-terrain » prend peu de douches, pue sous les bras, a le cheveu gras, les cernes grises, l’air dépressif ou dans le brouillard – indraguable. Un peu d’AirWick fraîcheur champêtre ferait du bien à tout cela. Bref. Dans un scénario adulte classique, on fait des rencontres sympas avec des gens qui vous ressemblent un peu et on a une chance sur « n » de rencontrer un homme qui nous plait et réciproquement. Et là ça devient intéressant, on est une héroïne de manga : on perd tout âge et toute rationalité. On rougit, on joint nos chaussures en triangles, on a le cœur qui bat à la prise d’un rendez-vous, on chantonne, on laisse une traînée de fringues par terre pour se changer en catastrophe, on se regarde dans la glace plusieurs fois pour « checker » notre sex-appeal, on a des crampes aux joues tellement on est comblée…Aussi, on fantasme à outrance sur le déboutonnage de sa chemise, son petit cul perdu dans son jean et surtout le moment où il sera à nu, nous apportant toute sa force et sa douceur en même temps. Mais voilà, ça ne se passe pas toujours comme çà : l’homme du 21ième siècle n’épate pas vraiment la femme postmoderne. Ce n’est pas vraiment le prince charmant : le crapaud est radin, évasif, maladroit, menteur, polygame, déteste les responsabilités, glorifie la facilité, a beaucoup de problèmes existentiels et dort la nuit. On se demande bien pourquoi on aurait envie de rester avec un batracien ( lire « gros bâtard » sic !)… On nous dit inversement redoutable et trop « tout » : trop exigeante, sur-diplômée, émancipée, fatigante, trop talentueuse, trop sensible … bref, castratrice.
En gros il y a un gros décalage entre l’offre et la demande ( et oui, c’est comma ça qu’on cause aujourd’hui !). Et l’espoir dans tout çà ? Ou sont les hommes que l’on recherche : les gentils machos, les tendres ou câlins, les « couillus » qui maîtrisent, les australopithèques protecteurs, les monogames déculpabilisés, les déterminés au bonheur, les entreprenants futurs pères de famille, les étalons généreux, les cuisiniers amis de la nature, les stables, les francs, les communicants ? Ne pensez-vous pas qu’on ne cherche qu’à être épatée par vos valeurs et votre personne, par qui vous êtes vraiment ? Qu’on ne cherche comme vous qu’à être bluffée, comblée, fière et admirative ? Ne pensez–vous pas qu’il est facile de nous donner envie et que tout est possible, faisable, discutable ? Ne savez-vous pas qu’une femme donne Tout ce qu’elle a pour défendre sa vie, son nid et sa famille ? Que l’on est une équipe ? Le jeu de l’amour et du hasard en vaut bien la chandelle je vous l’assure. On vous aime tous d’avance, on ne rêve que de vous depuis notre plus jeune âge, on n’attend que de relever le challenge de l’amour avec vous et pas contre vous. Il suffit d’être prêt.
Et Dieu sait que la trentenaire est bien équipée sur ses starting-blocs !

mercredi 20 juin 2007

To have or not to have

A quoi cela sert d’avoir des principes si la plupart des gens les heurtent ? J’ai la nette sensation que les gens se cachent derrière des excuses individualistes : « je suis fatiguée », « j’ai oublié », « je n’ai de compte à rendre à personne », « on est pas mariés », « t’es pas ma mère », « non mais qui es-tu pour me juger », « ah bon, il fallait répondre ? », « … », « je suis vexé(e) », « on a pas besoin de s’expliquer », « ça ne se fait plus aujourd’hui », « je l’ai noté sur un carnet de doléances », « je fais ce que veux » ….Bref, vous pouvez rallonger la liste !

Ce genre de comportement est assez troublant. Non pas que je sois obsédée par l’Education, mais le simple respect d’autrui est juste une base fondamentale- que tant de gens ne respectent pas et ça en devient…flippant. Non ? Je parle au-delà du concept d’amitié et de son fil d’or.
La montée de l’individualisme m’effraie, me désole et commence malheureusement par m’usurper ! Je me fais moi-même prendre par le tourbillon de l’égoïsme alors que je ne le souhaite pas. Peut être que l’on s’habitue aux comportements des autres et que l’on finit par prendre le pli, se dire que ce sont les nouvelles normes ? J’ai presque l’impression de parler comme une vielle personne aux cheveux blancs qui sort de chez le coiffeur « Non, mais que cette génération est effrontée, de mon temps se n’était pas comme çà ! Il y avait du respect et de la galanterie ! ». Et oui Mamie, nous sommes au 21ième siècle, la montée de l’individualisme, le dérèglement du civisme, la course au profit, la chasse aux gonzesses, les ados portent des strings, les gens divorcent…Mais malgré tout cela, on arrive quand même à se frayer un chemin parsemé de solidarité et d’éthique…d’amoûùûr et d’amitiés.

samedi 16 juin 2007

Le sens d'orientation

Ahhh je débute par un vaste sujet mes ami(e)s...Je pourrais déjà parler pendant des heures du supposé manque de sens d'orientation des femmes (qui m'a permis de 1. retrouver notre chemin en haute montagne - le Monsieur de l'époque nous ayant perdus dans les alpages, les autres ayant piolets et cordes avec eux -, 2. la voiture de mon meilleur ami à tous les coups, 3.de jouer la guide touristique dans les villes étrangères armée d'un plan, technique efficace à 95%, les 5% restant étant couverts par la technique de "la demande de direction", purement féminine, et j'en passe).

Non non non, ce dont je voudrais parler aujourd'hui est la direction au sens plus large, quasi métaphysique (non je rigole, on est samedi faut pas pousser), et qui touche hommes et femmes dans notre société contemporaine. J'aurais pu trouver comme titre "trouver la voie", "se mettre dans la bonne direction", "suivre une direction"....Finalement j'ai choisi l'orientation, car il implique au fond d'avoir une vision même inconsciente de notre destination. Et si trouver le Super U au fond de la Creuse est finalement un problème aisément solvable, trouve son but, ou au moins un but, est beaucoup plus dur. Car sans ce but, nous sommes désorientés. Nous nous promenons dans la vie en visitant de nouveaux endroits, rencontrant de nouvelles personnes, apprenant de nouvelles choses, mais sans jamais comprendre en quoi tous ces éléments séparés font de nous un être unique, avec une direction au moins partiellement ébauchée. Nous savons que nous avons besoin d'argent pour vivre (sauf ceux qui ont cherché à épouser une personne ayant cet attribut, ou ayant hérité), et donc nous tentons de trouver la manière la moins désagréable d'y parvenir.

Ma question est, le but d'une vie est-il purement de survivre du mieux que nous pouvons? Sommes-nous, à notre époque, complètement perdus à force d'entendre ressassées ces notions d'amour absolu, d'épanouissement personnel, de réussite professionnelle, etc.? Pourquoi donc des gens pauvres matériellement sont-ils si heureux?

Je n'ai pas de réponse à cette question, mais je voulais vous la poser, et peut-être aurez-vous des éléments de réponse...en attendant je continue de me pencher sur ce sujet (cela me donnera bien un semblant de "direction" jusqu'au prochain poste ;-) )

vendredi 15 juin 2007

Avoir confiance, c’est être sirène.

Si la confiance (en soi) avait une forme ? Laquelle serait-elle ? Un nénuphar ? Une sphère ? Une graine ? Un scénariste pourrait me dire. Un scénariste a le don de communiquer avec ses émotions et de les décrire. De leur donner une forme. Laquelle lui donnerai-je si j étais scénariste ? Un nénuphar parce qu’il évolue en nous ? Une boule comme celle que l’on ressent quand nos émotions sont étranglées ? Une bulle d’oxygène qui se libère ? Ou une vague qui va et qui vient ?

La confiance ( en soi) serait comme une vague que l’on ressent au loin, qui nous fait peur quand elle s’approche, que l’on laisse nous submerger quand elle nous dépasse. Et surtout qui nous émeut de sa présence quand elle nous soulève. Elle a une odeur de victoire sur nous-même quand on la maîtrise. Et on attend qu’elle revienne avec une satisfaction silencieuse.
Je ne pousserai pas l’analogie plus loin cependant je me ravis de penser que, lorsqu'elle ne nous est plus inconnue, on a plaisir à contempler les vagues pieds nus comme une personne libre. Les vacances seraient-elles salvatrices pour notre âme quand on se promène l’esprit tranquille sur la plage ? Peut-être que c’est pousser trop loin le « concept » (ou ai-je trop bu !).

On se demande souvent pourquoi la vie nous impose tant de challenges. Pourquoi se connaître est un tel défi ? Question d’éducation ? De culture ? D’auto- romantisme (sic !) ? On peut se plaire à dire aussi que ne pas se découvrir au fil du temps serait déplorable.
Mais revenons au vif du sujet…la vague de confiance…Elle nous rend plus fort. Elle irradie en nous. Elle épate. Elle donne envie. Mais une fois celle-ci maîtrisée, what’s next ? La quadrature du cercle ? La fameuse plénitude ? Pourquoi est-ce si difficile de la faire venir et de la garder ? Il faut répéter nos gestes, respirer un grand coup, se donner des défis, les tenir, continuer encore et encore pour qu’elle efface nos peurs et qu’elles deviennent infinitésimales. C’est donc un véritable sport que de s’apprivoiser – sauf que ce sport est intime et impalpable.

Je vous souhaite à tous de mettre un pied dans la vague, de courir après et de vous sentir libre. Je vous souhaite aussi de passer la main dans l’eau et de jouer posément avec sa transparence ; que ce geste soit intimement facile.

vendredi 30 mars 2007

Un con est un con

Le "Con".

Existe-t-il une théorie du con ? Si c’est le cas, dites-le moi, ça m’intéresse.
Ne vous êtes-vous jamais demandé ce qu’était sa définition ? Ou ce que pensait un con ?
Peut-être pas. Car cela peut être une perte de temps.
Voyons pour le détour.

Un con est une race non éteinte qui nuit à l’intégrité des autres, les altruistes ? Un con est un homme – une personne – sans tête, qui ne réfléchit pas. Ou pense qu’il réfléchit. Un con est une personne bête, malintentionnée qui ne pense qu’à elle ( ah oui, donc il pense, en fait…).
Un con ne sert à rien, il fait perdre le temps des autres et leur énergie. Un con est difficile à décrire car il est vide. Vide de sens, vide de….. Vide. Un con pense qu’il a raison, que sa vision des choses est juste et universelle – sauf qu’il ne cherche pas à savoir ce que pense ( pour de vari ) les autres. Bref, il est étroit d’esprit. Un con vit donc seul ; il est le maître de son règne vide. Pourtant, son monde à lui est rempli de sens, de valeurs – inertes-.

Un con fait mal. Il arrive cependant à nous attendrir un temps, puis on se rend vite compte qu’il ne sert à rien. C’est une non- résonance en amitié et surtout en amour.
Le problème est que le con fait partie d’une race qui existe et que l’on rencontre malheureusement trop souvent.
Combien de temps faut-il pour déceler « le con » ? Peut-être que ce n’est pas une question de temps mais de lassitude. On se persuade que le con n’existe pas, mais il arrive toujours un moment où cela devient tellement flagrant, affligeant, que la lumière naît en nous : « ah oui, mais qu’est-ce qu’il est con celui là . Pourtant je lui ai laissé le bénéfice du doute, je l’ai apprivoisé, j’ai tourné autour afin de lui laisser une chance, mais non ! Il est vraiment, vraiment complètement con celui-là ! Non seulement il ne comprend rien mais en plus il est bête ! »
Le con est une absurdité humaine ; une absurdité sociale.

Le pire en fait c’est que quelle que soit la définition qu’on lui donne ( ou arrive à lui donner ), on se rend compte que nous avons été très indulgents avec lui, plutôt sympas et compréhensifs. Jusqu’à un point de non-retour. Et quelle étape survient après l’avoir démasqué ? Voilà ce qui rend la définition difficile ! Que faire avec un con ? Faut-il écrire un guide ? Ou serait-ce trop facile finalement de l’ignorer ? Car c’est une race farouche. Le con résiste. Il nous colle, nous questionne par sa propre ignorance. J’oserai même dire qu’un con arriverait presque à nous remettre en question et à nous demander si nous ne le sommes pas nous-mêmes tellement l’incompréhension est grande !

Je vous laisse lister les cons de votre vie. Et n’oubliez pas qu’on est toujours le con de quelqu’un* !

* : Je sais que la fin est trop réaliste-pessimiste mais passé 30 ans il faut bien l’admettre qu’il faut rester vigilant !

samedi 24 février 2007

L’ amitié est un fil d’or


Lorsque l’on approche les 30 ans et que l’on fait le bilan de ses histoires d’amitié, on se rend compte que beaucoup de personnes ont fait partie de notre vie ; Certaines sont parties, certaines sont restées, certaines sont nouvelles - comme une sorte de cycle qui nous échappe.
Tout du moins, c’est mon sentiment.

On a tous eu des très bons amis et on en a toujours. Avec un « meilleur ami »*, on fait tout ensemble : on se roule par terre morts de rire, on se console, on passe du temps sans avoir besoin de parler ou on parle pour ne rien dire. Et c’est bon. C’est de l’or. Ces histoires vécues sont structurantes. Et certaines de ces histoires sont pourtant derrière nous alors que l'on ne s'y attendait pas. Je me demande donc ce qui reste, au fond, quand une amitié se brise?
Comme dans une histoire d’amour, la moutarde monte, les mots qui fâchent s’échangent et s'impriment dans l'autre; les liens se brisent plus que facilement. A l’image du fil, il est difficile de recoller les morceaux quand le lien est rompu. Le "mal"est fait. Peut-être que l’amitié est plus fragile qu’il n’y apparaît, peut-être qu’elle n’est pas vouée à être pérenne ?

Je compte aujourd'hui ces quelques « vrais » amis. A 30 ans, il n’y a que ceux qui sont restés qui comptent. Notre amitié est profonde ; entre le rationnel et l’irrationnel. Pourquoi ne nous sommes-nous jamais fâchés ? Pourquoi n’avons-nous voulu garder que l’or ? Cette question, qui en fait n’a pas besoin de réponse, permet de savourer les bénéfices de l’amitié : être conscient d’avoir des fondations dans sa vie, profiter de ce qu’il y a finalement de plus noble chez l’humain – l’affinité.

Comme je ne suis pas une exception à la règle, je continuerai passée 30 ans à témoigner de ce(s) cycle(s). Heureusement ou malheureusement, je devrais me séparer d’une amitié dans laquelle deux personnes se seront investies et je devrais faire le deuil d'une histoire qui n'était donc pas faite pour "nous".

Avec impatience, j’attends une nième rencontre qui m’apportera en cette nouvelle année un épanouissement providentiel supplémentaire. Un bonheur complémentaire à un groupe solide existant.

* : terme segmentant.

vendredi 2 février 2007

Superwoman vs. femme

Vous est-il déjà arrivée de "tiquer" devant un magazine féminin? "26 recettes pour avoir une vie se**lle épanouie", "perdez 3 kilos en une semaine", "arguments pour avoir une augmentation", "enfants et carrières: le mélange gagnant", "un corps de rêve sans effort"....on en aurait presque des remords de ne pas avoir 20/20 dans tous les domaines. Car la pression n'est pas que sur le corps. Comme dit précédemment, elle est aussi sur notre vie, notre carrière, notre réussite. Vous remarquerez que dans ces magazines, il n'est pas vraiment question de femmes à hobby. Non, on ne nous pousse à voyager, à se différencier (jamais de test "quel est le hobby idéal pour vous", non, plutôt "quel régime est fait pour vous"). Pourquoi? Quand on y pense, on nous pousse à être standardisé. Finis les temps où les objets étaient faits main, avec leur lot de petits défauts imperceptibles qui les rendaient uniques. Bonjour la standardisation, la production en masse et les lots identiques.
Nous sommes donc des lots? Nous devons tous être identiques les unes aux autres: minces (quitte à avoir la fesse plate manque de sport), habillées de la même façon (surtout en France), les cheveux comme-ci, un travail comme ça, une vie en couple normée, etc.... Personnellement, je me révolte contre ça. Pourtant obnubilée par la minceur, travaillant comme une brute dans une grande entreprise, adepte du shopping...suis-je vraiment différente? Je me retrouve donc à cultiver chaque bout de différence, en tentant de résister à la pression qui me pousse à être une superwoman.
Car au fond, n'avons-nous pas perdu la simple définition d'être femme? Transition, émancipation, oui bien sûr. Mais propulsées d'un seul coup vers la norme de superwoman, nous avons perdu tout sens des réalités et ne savons plus être nous-mêmes. Ou bien cela est-il aussi un luxe peu accessible? Après tout, toutes cultures et siècles confondus, seules les "élites" pouvaient se payer le luxe de l'excentricité ou de la simple différence, les gens étant trop occupés à survivre, simplement.
En un mot comme en cent, battons nous contre la standardisation, les dictats de la mode, de la société et tentons de vivre en tant qu'individu de sexe femelle, avec nos qualités et nos défauts...

jeudi 1 février 2007

Une fourmi parmie tant d'autres

Oui c'est vrai...le bus, le métro, le train...tous ces moyens de transport me font toujours partir dans une rêverie similaire: de toutes ces personnes que je croise, combien j'en connais? Si je ne les connais pas encore, combien vais-je être amenée à rencontrer dans ma vie? Y a-t-il des gens similaires à moi dans ce tas de fourmis? Si oui, combien, de quelle manière le sont-ils? Ne suis-je qu'une énième fourmi ou bien ai-je un rôle à jouer dans la fourmilière?
De ces vies qui se croisent....suis-je un maillon? Mes actions vont-elles avoir, tel le battement d'aile du papillon, un impact sur les autres?
Se mêler aux autres, met sa vie en perspective, et me fait prendre conscience que d'un côté en tant que fourmi mon existence est unique, mais qu'aussi je ne suis qu'une fourmi...une fourmi presque trentenaire qui n'est pas encore sûre de son rôle dans la fourmilière....

vendredi 26 janvier 2007

Le BUS

Le bus et non le métro – car on y est mieux installé et peut mieux y contempler les curiosités.

J’aime le bus car j’ai le temps d’observer…les autres.
Il y a des personnages de toutes sortes : famille, mère avec poussette, seniors, cadres, jeunz en pantalon qui défie la gravité, adeptes de lecture, pensifs, ipod maniaques, amoureux de paris…
Et puis les autres qui vous intriguent et titillent parfois des zones intérieures ; qui réveillent même des parties enfouies qui tapent de temps en temps à votre porte .
Et si j’étais cette personne ? Qu’est ce qui fait que je suis différente de cette personne caricaturale, singulière, excentrique ou introvertie ?

Quand je décris cette émotion, je pense en particulier à cette ado les cheveux hirsutes avec des paillettes en forme d’étoile sur le visage les yeux charbonneux, l’âme d’une artiste qui proclame et crie son identité. Ne serait-ce pas plus drôle et soulageant que de laisser tous les jours une tonalité de notre personnalité s’exprimer sans que les autres n’y perdent pied ?


N.b : Je publie ce poste car je me dis qu' à bientôt 30 ans on a déjà eu plusieurs vies et qu'il s'agit de se demander aujourd'hui si d'autres nous attendent ou si on doit en asseoir une définie.

dimanche 21 janvier 2007

Vous connaissez la théorie du yaourt nature ?

La théorie du yaourt nature, en bref.

Mademoiselle P a donné un nom à une théorie tout à fait intéressante : « La théorie du yaourt nature ».
n.b : Attention il y a copyright !

Mais qu'est-ce que c'est ?
- Vous passez incognito dans la rue alors que vous êtes bien dans vos baskets ce jour là ?
C’est l’effet « yaourt nature »

- Vous ne comprenez pas pourquoi cette pétasse peut plaire à ce mec et pas vous?
C’est l’effet « yaourt nature »

- Vous êtes fière de qui vous êtes mais personne ( au masculin) ne vous le rend ?
C’est l’effet « yaourt nature »

- Vous préférez le maquillage naturel au maquillage femme fatale qui fait vulgos ?
C’est l’effet « yaourt nature »

- Vous rentrez de soirée sans aucune rencontre sympa et pourtant vous l’êtes ?
C’est l’effet « yaourt nature »


Pourquoi le yaourt nature serait-il considéré comme fade et moins appétissant qu’une banana Split indigérable et lassant ? Comment faire pour rappeler les vertus du « nature », du « fondamental » et du « vrai » ?

Donnez nous votre avis…en attendant, je tourne ma cuillère dans le pot….

mardi 16 janvier 2007

Bonne Année 2007

Les résolutions de mademoiselle P en 2007
Dans résolutions il y a solutions…l’année des 30 ans est donc l’année des solutions.
L’adolescence est passée. Il est temps de prendre le taureau par les cornes et de se proclamer. Proclamer ? « Mais de quoi elle parle » ? Je parle d’exterminer l’Inhibition !
Halte au « c’est pas grave, la connasse qui a grillé la queue je la laisse assumer le regard outré des autres ». En 2007 ce sera « madame, merci de faire la queue comme tout le monde vous n’êtes pas plus pressée que moi » - cela avec un grand sourire carnassier qui lui baisse ses oreilles de chien qui a fait une bêtise.
Un homme vous plaît mais vous regardez vos chaussures ? NON ! Une grande respiration et vous le captez du regard avec notre atout à toutes : notre sourire sans issue pour lui !
Vous passez devant un salon de massage en vous disant « oh ! que ce serait bien de se faire massouiller et de jouir de détente ». Et bien en 2007, ce sera « jeudi 19 H ? ça vous va ? »

Le meilleur dans les résolutions de début d’année, c’est de passer de l’état refoulé à la vicieuse jouissance de son acte. Quel orgasme ! Et la plupart du temps on se dit « ah, et bien, c’était pas si difficile que çà et qu’est-ce que ça soulage ! »

Je vous souhaite donc à toutes et à tous une excellente année 2007, que dis-je une année orgasmique !


Pour ma part, je me souhaite de franchir toutes les barrières conscientes et inconscientes de mon « avant 30 ans ». De me dire tous les jours à quel point je suis moi-même et que personne ne m’enlèvera mon instinct d'envolée vers le bonheur que je poursuis.
Il faut savoir s’éloigner de la pression sociale aliénante qui arrive sans mérite à nous éloigner de notre individualité.
Je me souhaite également une année orgasmique – bien sûr ! – où l’expression de mes sentiments décuplera mon amour propre et celui des autres envers moi.

mardi 2 janvier 2007

Petit traité de féminisme amateur

Etre femme aujourd’hui ça veut dire quoi ? qu’est-ce que le féminisme ?
Avant de répertorier et de synthétiser la définition théorique du féminisme, quel est-il en pratique ? Comment est-il perçu ou vécu quand on est une femme au quotidien ?

Je suis une femme. Je n’aime pas qu’on me dénigre. Je suis née pour donner la vie, je suis née pour aimer ; aimer mon entourage, aider mon prochain, sentir, percevoir, être remplie d’émotions et rendre le monde dans lequel je suis, un monde sensible. Je fais clairement l’amour et non la guerre. Je n’aime pas le conflit, je le défie. Je ne le contourne pas non plus et s’il s’attaque à moi, je deviens féroce. Il me prend aux tripes et je le domine. Toute attaque est ressentie comme une attaque personnelle. Une femme déteste que l’on écorche son intégrité. Mon intégrité c’est ma raison de vivre. Tout ce qu j’entreprends je le fais avec passion, émotion, détermination ; tout ce que je fais j’en suis fière et je le proclame.
Et c’est naturel, c’est dans mon sang, ça m’anime.
Mais je suis aussi faible. J’ai connaissance de mes faiblesses, de ma différence. Je suis tantôt extravertie, tantôt introvertie ; je suis analytique, soucieuse, suspicieuse car je suis aux agais afin de me défendre.

Imaginez une femme aujourd’hui dans le monde de l’entreprise, un monde social avec différents protagonistes régit par des lois tacites. Comment peut-on maîtriser les règles du jeu si la base n’est pas humaine, si l’on doit devenir un salarié sans âme avant d’être femme ? Comment les deux rôles peuvent-ils vivre ensemble ? Pourquoi doit-on s’asexuer ? Comment rester femme en entreprise ?
Je n’ai pas la réponse car sinon je ne me poserai pas la question. Je n’en souffrirai pas non plus et je saurai surtout quoi faire.

Personnellement, j’ai l’impression d’y avoir perdu mon odorat, mon instinct. Je ne sais comment repérer mon territoire et le défendre. Il n’a pas d’odeur, sauf celle inodore de l’hypocrisie, de la parade, du pouvoir et de la désaffection. Un terrain stérile où rien n’est à construire.

Comment le féminisme peut-il contrecarrer cette idée morte de l’entreprise ? Comment peut-on y fleurir ?
Je me plais à penser avec ironie qu’il faut devenir masculine pour y survivre plus qu’asexuée ; qu’il faut garder son apparat féminin et y greffer des attributs offensifs non naturels pour brouiller les pistes et se mettre à égalité : la soif de pouvoir et de domination, la recherche de la souveraineté, la force tranquille, la crédibilité. On apprend à connaître et à apprécier une femme alors qu’un homme impose.

La suite plus tard….en attente de réactions d’ici là…