samedi 24 février 2007

L’ amitié est un fil d’or


Lorsque l’on approche les 30 ans et que l’on fait le bilan de ses histoires d’amitié, on se rend compte que beaucoup de personnes ont fait partie de notre vie ; Certaines sont parties, certaines sont restées, certaines sont nouvelles - comme une sorte de cycle qui nous échappe.
Tout du moins, c’est mon sentiment.

On a tous eu des très bons amis et on en a toujours. Avec un « meilleur ami »*, on fait tout ensemble : on se roule par terre morts de rire, on se console, on passe du temps sans avoir besoin de parler ou on parle pour ne rien dire. Et c’est bon. C’est de l’or. Ces histoires vécues sont structurantes. Et certaines de ces histoires sont pourtant derrière nous alors que l'on ne s'y attendait pas. Je me demande donc ce qui reste, au fond, quand une amitié se brise?
Comme dans une histoire d’amour, la moutarde monte, les mots qui fâchent s’échangent et s'impriment dans l'autre; les liens se brisent plus que facilement. A l’image du fil, il est difficile de recoller les morceaux quand le lien est rompu. Le "mal"est fait. Peut-être que l’amitié est plus fragile qu’il n’y apparaît, peut-être qu’elle n’est pas vouée à être pérenne ?

Je compte aujourd'hui ces quelques « vrais » amis. A 30 ans, il n’y a que ceux qui sont restés qui comptent. Notre amitié est profonde ; entre le rationnel et l’irrationnel. Pourquoi ne nous sommes-nous jamais fâchés ? Pourquoi n’avons-nous voulu garder que l’or ? Cette question, qui en fait n’a pas besoin de réponse, permet de savourer les bénéfices de l’amitié : être conscient d’avoir des fondations dans sa vie, profiter de ce qu’il y a finalement de plus noble chez l’humain – l’affinité.

Comme je ne suis pas une exception à la règle, je continuerai passée 30 ans à témoigner de ce(s) cycle(s). Heureusement ou malheureusement, je devrais me séparer d’une amitié dans laquelle deux personnes se seront investies et je devrais faire le deuil d'une histoire qui n'était donc pas faite pour "nous".

Avec impatience, j’attends une nième rencontre qui m’apportera en cette nouvelle année un épanouissement providentiel supplémentaire. Un bonheur complémentaire à un groupe solide existant.

* : terme segmentant.

vendredi 2 février 2007

Superwoman vs. femme

Vous est-il déjà arrivée de "tiquer" devant un magazine féminin? "26 recettes pour avoir une vie se**lle épanouie", "perdez 3 kilos en une semaine", "arguments pour avoir une augmentation", "enfants et carrières: le mélange gagnant", "un corps de rêve sans effort"....on en aurait presque des remords de ne pas avoir 20/20 dans tous les domaines. Car la pression n'est pas que sur le corps. Comme dit précédemment, elle est aussi sur notre vie, notre carrière, notre réussite. Vous remarquerez que dans ces magazines, il n'est pas vraiment question de femmes à hobby. Non, on ne nous pousse à voyager, à se différencier (jamais de test "quel est le hobby idéal pour vous", non, plutôt "quel régime est fait pour vous"). Pourquoi? Quand on y pense, on nous pousse à être standardisé. Finis les temps où les objets étaient faits main, avec leur lot de petits défauts imperceptibles qui les rendaient uniques. Bonjour la standardisation, la production en masse et les lots identiques.
Nous sommes donc des lots? Nous devons tous être identiques les unes aux autres: minces (quitte à avoir la fesse plate manque de sport), habillées de la même façon (surtout en France), les cheveux comme-ci, un travail comme ça, une vie en couple normée, etc.... Personnellement, je me révolte contre ça. Pourtant obnubilée par la minceur, travaillant comme une brute dans une grande entreprise, adepte du shopping...suis-je vraiment différente? Je me retrouve donc à cultiver chaque bout de différence, en tentant de résister à la pression qui me pousse à être une superwoman.
Car au fond, n'avons-nous pas perdu la simple définition d'être femme? Transition, émancipation, oui bien sûr. Mais propulsées d'un seul coup vers la norme de superwoman, nous avons perdu tout sens des réalités et ne savons plus être nous-mêmes. Ou bien cela est-il aussi un luxe peu accessible? Après tout, toutes cultures et siècles confondus, seules les "élites" pouvaient se payer le luxe de l'excentricité ou de la simple différence, les gens étant trop occupés à survivre, simplement.
En un mot comme en cent, battons nous contre la standardisation, les dictats de la mode, de la société et tentons de vivre en tant qu'individu de sexe femelle, avec nos qualités et nos défauts...

jeudi 1 février 2007

Une fourmi parmie tant d'autres

Oui c'est vrai...le bus, le métro, le train...tous ces moyens de transport me font toujours partir dans une rêverie similaire: de toutes ces personnes que je croise, combien j'en connais? Si je ne les connais pas encore, combien vais-je être amenée à rencontrer dans ma vie? Y a-t-il des gens similaires à moi dans ce tas de fourmis? Si oui, combien, de quelle manière le sont-ils? Ne suis-je qu'une énième fourmi ou bien ai-je un rôle à jouer dans la fourmilière?
De ces vies qui se croisent....suis-je un maillon? Mes actions vont-elles avoir, tel le battement d'aile du papillon, un impact sur les autres?
Se mêler aux autres, met sa vie en perspective, et me fait prendre conscience que d'un côté en tant que fourmi mon existence est unique, mais qu'aussi je ne suis qu'une fourmi...une fourmi presque trentenaire qui n'est pas encore sûre de son rôle dans la fourmilière....