Lorsque l’on approche les 30 ans et que l’on fait le bilan de ses histoires d’amitié, on se rend compte que beaucoup de personnes ont fait partie de notre vie ; Certaines sont parties, certaines sont restées, certaines sont nouvelles - comme une sorte de cycle qui nous échappe.
Tout du moins, c’est mon sentiment.
On a tous eu des très bons amis et on en a toujours. Avec un « meilleur ami »*, on fait tout ensemble : on se roule par terre morts de rire, on se console, on passe du temps sans avoir besoin de parler ou on parle pour ne rien dire. Et c’est bon. C’est de l’or. Ces histoires vécues sont structurantes. Et certaines de ces histoires sont pourtant derrière nous alors que l'on ne s'y attendait pas. Je me demande donc ce qui reste, au fond, quand une amitié se brise?
Comme dans une histoire d’amour, la moutarde monte, les mots qui fâchent s’échangent et s'impriment dans l'autre; les liens se brisent plus que facilement. A l’image du fil, il est difficile de recoller les morceaux quand le lien est rompu. Le "mal"est fait. Peut-être que l’amitié est plus fragile qu’il n’y apparaît, peut-être qu’elle n’est pas vouée à être pérenne ?
Je compte aujourd'hui ces quelques « vrais » amis. A 30 ans, il n’y a que ceux qui sont restés qui comptent. Notre amitié est profonde ; entre le rationnel et l’irrationnel. Pourquoi ne nous sommes-nous jamais fâchés ? Pourquoi n’avons-nous voulu garder que l’or ? Cette question, qui en fait n’a pas besoin de réponse, permet de savourer les bénéfices de l’amitié : être conscient d’avoir des fondations dans sa vie, profiter de ce qu’il y a finalement de plus noble chez l’humain – l’affinité.
Je compte aujourd'hui ces quelques « vrais » amis. A 30 ans, il n’y a que ceux qui sont restés qui comptent. Notre amitié est profonde ; entre le rationnel et l’irrationnel. Pourquoi ne nous sommes-nous jamais fâchés ? Pourquoi n’avons-nous voulu garder que l’or ? Cette question, qui en fait n’a pas besoin de réponse, permet de savourer les bénéfices de l’amitié : être conscient d’avoir des fondations dans sa vie, profiter de ce qu’il y a finalement de plus noble chez l’humain – l’affinité.
Comme je ne suis pas une exception à la règle, je continuerai passée 30 ans à témoigner de ce(s) cycle(s). Heureusement ou malheureusement, je devrais me séparer d’une amitié dans laquelle deux personnes se seront investies et je devrais faire le deuil d'une histoire qui n'était donc pas faite pour "nous".
Avec impatience, j’attends une nième rencontre qui m’apportera en cette nouvelle année un épanouissement providentiel supplémentaire. Un bonheur complémentaire à un groupe solide existant.
* : terme segmentant.
3 commentaires:
C'est trop beau et trop vrai :)
Mais pour moi, même les amitiés passées sont là, parce qu'elles m'ont directement ou indirectement définies - une manière pour ces amis du passé d'être, malgré tout, avec moi, au-delà des ruptures....
Je crois qu'il existe une étude clinique qui indique que les personnes qui vivent longtemps sont celles qui ont des amis.
L'amitié est donc un véritable tésor cultiver, même si parfois la récolte est perdue mais jamais bien longtemps.
Et même mieux: une toile d'araignée :-) (cf Charlotte's Web)
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