Petite avec mes couettes et mes cheveux blonds, je rêvais dans l’herbe de mon chevalier blanc. …Il arrivait sur la colline, le soleil derrière lui, portant un costume fabuleux, le sourire ultra-brite qui m’aveuglait presque et me rendait le même pendant que je tournais ma pâquerette dans la main, toute boulversifée.
30 ans plus tard, je suis en ville dans la capitale et les gens font la gueule dans le métro. L’homme « sous-terrain » prend peu de douches, pue sous les bras, a le cheveu gras, les cernes grises, l’air dépressif ou dans le brouillard – indraguable. Un peu d’AirWick fraîcheur champêtre ferait du bien à tout cela. Bref. Dans un scénario adulte classique, on fait des rencontres sympas avec des gens qui vous ressemblent un peu et on a une chance sur « n » de rencontrer un homme qui nous plait et réciproquement. Et là ça devient intéressant, on est une héroïne de manga : on perd tout âge et toute rationalité. On rougit, on joint nos chaussures en triangles, on a le cœur qui bat à la prise d’un rendez-vous, on chantonne, on laisse une traînée de fringues par terre pour se changer en catastrophe, on se regarde dans la glace plusieurs fois pour « checker » notre sex-appeal, on a des crampes aux joues tellement on est comblée…Aussi, on fantasme à outrance sur le déboutonnage de sa chemise, son petit cul perdu dans son jean et surtout le moment où il sera à nu, nous apportant toute sa force et sa douceur en même temps. Mais voilà, ça ne se passe pas toujours comme çà : l’homme du 21ième siècle n’épate pas vraiment la femme postmoderne. Ce n’est pas vraiment le prince charmant : le crapaud est radin, évasif, maladroit, menteur, polygame, déteste les responsabilités, glorifie la facilité, a beaucoup de problèmes existentiels et dort la nuit. On se demande bien pourquoi on aurait envie de rester avec un batracien ( lire « gros bâtard » sic !)… On nous dit inversement redoutable et trop « tout » : trop exigeante, sur-diplômée, émancipée, fatigante, trop talentueuse, trop sensible … bref, castratrice.
30 ans plus tard, je suis en ville dans la capitale et les gens font la gueule dans le métro. L’homme « sous-terrain » prend peu de douches, pue sous les bras, a le cheveu gras, les cernes grises, l’air dépressif ou dans le brouillard – indraguable. Un peu d’AirWick fraîcheur champêtre ferait du bien à tout cela. Bref. Dans un scénario adulte classique, on fait des rencontres sympas avec des gens qui vous ressemblent un peu et on a une chance sur « n » de rencontrer un homme qui nous plait et réciproquement. Et là ça devient intéressant, on est une héroïne de manga : on perd tout âge et toute rationalité. On rougit, on joint nos chaussures en triangles, on a le cœur qui bat à la prise d’un rendez-vous, on chantonne, on laisse une traînée de fringues par terre pour se changer en catastrophe, on se regarde dans la glace plusieurs fois pour « checker » notre sex-appeal, on a des crampes aux joues tellement on est comblée…Aussi, on fantasme à outrance sur le déboutonnage de sa chemise, son petit cul perdu dans son jean et surtout le moment où il sera à nu, nous apportant toute sa force et sa douceur en même temps. Mais voilà, ça ne se passe pas toujours comme çà : l’homme du 21ième siècle n’épate pas vraiment la femme postmoderne. Ce n’est pas vraiment le prince charmant : le crapaud est radin, évasif, maladroit, menteur, polygame, déteste les responsabilités, glorifie la facilité, a beaucoup de problèmes existentiels et dort la nuit. On se demande bien pourquoi on aurait envie de rester avec un batracien ( lire « gros bâtard » sic !)… On nous dit inversement redoutable et trop « tout » : trop exigeante, sur-diplômée, émancipée, fatigante, trop talentueuse, trop sensible … bref, castratrice.
En gros il y a un gros décalage entre l’offre et la demande ( et oui, c’est comma ça qu’on cause aujourd’hui !). Et l’espoir dans tout çà ? Ou sont les hommes que l’on recherche : les gentils machos, les tendres ou câlins, les « couillus » qui maîtrisent, les australopithèques protecteurs, les monogames déculpabilisés, les déterminés au bonheur, les entreprenants futurs pères de famille, les étalons généreux, les cuisiniers amis de la nature, les stables, les francs, les communicants ? Ne pensez-vous pas qu’on ne cherche qu’à être épatée par vos valeurs et votre personne, par qui vous êtes vraiment ? Qu’on ne cherche comme vous qu’à être bluffée, comblée, fière et admirative ? Ne pensez–vous pas qu’il est facile de nous donner envie et que tout est possible, faisable, discutable ? Ne savez-vous pas qu’une femme donne Tout ce qu’elle a pour défendre sa vie, son nid et sa famille ? Que l’on est une équipe ? Le jeu de l’amour et du hasard en vaut bien la chandelle je vous l’assure. On vous aime tous d’avance, on ne rêve que de vous depuis notre plus jeune âge, on n’attend que de relever le challenge de l’amour avec vous et pas contre vous. Il suffit d’être prêt.
Et Dieu sait que la trentenaire est bien équipée sur ses starting-blocs !
5 commentaires:
Je suis totalement d'accord, ton message m'a emue! Oui il y a decalage entre l'offre et la demande, mais comment re-equilibrer? une action gouvernementale ;-) ?
C'est marrant, j'ai l'impression que l'on me décrit dans le dernier paragraphe ;))))
Plus sérieusement, je pense que le problème entre l'offre et la demande comme il est mentionné en terme si romantique s'effectue plus sur un déficit de communication entre les hommes et les femmes dès le plus jeune âge quandndeux groupes se forment à l'adolescence.
Ou plus exactement une communicaiton insuffissante pour effacer la séparation d'imaginaire entre le mythe masculin et le mythe féminin.
Sachez que nous autres les hommes nous avons également forgé un imaginaire de la Femme que l'on cherche.
Même si certains sont des crapûles ou des crapauds, il en reste quand même un paquet de mecs bien et même dans le métro (une preuve? Facile, je prends le métro ;))) )
Même si je veux bien croire que la peur de l'engagement soit plus présente chez les hommes.
Ensuite, c'est une communication nécessaire chaque jour pour que les deux êtres d'un couple s'adaptent pour justement former un couple.
Trop exigeantes, vous l'êtes sûrement, mais vous devez le rester et surtout femmes vous devez l'être, car c'est exactement ce qui nous permet à nous d'être homme.
Bonne chasse à l'homme mesdames. (à lire sur la chanson de Julien Clerc "Femmes on vous aime" bien sûr)
Merci de bien restituer un sentiment général!!!
Oui c'est beau mais ce n'est pas ce que nous voulons!
Nous voulons juste vous aimer, car on vous aime!
La vie est belle et simple, elle est ce que nous sommes.
on aurait pas pu mieux dire ce que je pense tout bas. Ravie et devastee en meme temps de voir combien on en est toutes la.
J. 32 ici ou ailleurs...
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